29.11.2006

Les échos : l'IUT FC à la Vallée du Cher

medium_Fouille.JPGDernière minute

Les soucis administratifs s’enchaînent pour l’encadrement iutien. Après avoir frôlé l'annulation de son match face à ARCA la semaine dernière, l'IUT FC a appris ce matin en haut lieu que son terrain des Fontaines sera suspendu pour sa prochaine rencontre à domicile, ce jeudi face au SFMB. Les débordements de ses supporters auraient poussé les instances dirigeantes de la mairie de Tours à délocaliser la rencontre au stade de la Vallée du Cher, sur le terrain d'honneur 11B, toujours à 21 heures !

Coulisses. Administratif, toujours, puisque le staff des Bleus pourrait s'enrichir d’un nouveau membre avec l’arrivée de Julien Hippocrate au poste de managuère général. Les deux parties sont toujours à la recherche d'un compromis financier. Enfin, le président a en ce moment fort à faire avec le bouillant Manuel Porcheron, principal actionnaire du club.

Racket. Julien Billy avait oublié son maillot, lundi soir. Pas le meilleur exemple à donner de la part de l’entraîneur qui a tout de même évolué sous les couleurs de l’IUT FC après avoir abusé de son pouvoir pour réquisitionner la tunique bleue de Romain Brusc. "Au moins mon numéro 2 aura marqué un but cette saison", s’est réjouit la victime du racket après le match, dont il a disputé l’intégralité avec le maillot italien sur le dos.

Blue night. Une soirée spéciale IUT FC sera sans doute organisée à Rouziers le 11 janvier 2007 afin d’assurer la promotion du calendrier de l’équipe. Plusieurs animations viendront ponctuer cette rencontre privilégiée entre joueurs et supporters, mais les dirigeants iutiens n’ont pas encore dévoilé les détails du programme. Une tenue bleue sera de rigueur, peut-on juste vous dévoiler en exclusivité.

Première. De mémoire de pionnier, on n’avait encore jamais vu un joueur de l’IUT FC inscrire cinq buts lors de la même rencontre. C’est désormais chose faite avec Martin, même si L’Equipe, dans son édition du mardi 28 novembre, accorde son troisième but au gardien du Raby, contre son camp.

Régularisation. Le président a fait savoir hier en conférence de presse qu’il serait prêt à se séparer de Julien Thomas et de son joueur vedette Martin si les deux hommes ne régularisaient pas très rapidement leur situation au sein du club.

Com. On peut s’attendre à battre un nouveau record de fréquentation jeudi soir à la Vallée du Cher. L’IUT FC a en effet profité de sa première victoire pour lancer officiellement sa campagne de communication dans l’ensemble de l’établissement. Les retours sont encourageants pour le moment et on rappelle par ailleurs que Florian Etcheverry mène toujours le classement des supporters avec un taux d’assistance de 75%.

Infirmerie. Elle est bien vide, si ce n’est Raphaël Godet qui y moisit depuis trop longtemps. Sinon pas de nouveaux bobos à signaler. L’élongation de Martin Boudot n’est qu’un lointain souvenir. On le soupçonne même d’avoir falsifié son certificat médical afin d’obtenir une dérogation pour l’usage de substances inscrites à la liste internationale des produits dopants. Les prélèvements d’urine réalisés lundi par les gendarmes d’Amboise seront analysés en fin de semaine à Chatenay-Malabry.

28.11.2006

Le jeu et les joueurs

Charles Vigier. En fin tacticien, il avait laissé filer le match face à ATER pour mieux surprendre ses futurs adversaires. Depuis, le Corrézien de l’équipe (quota oblige !) multiplie les performances de premier choix. Accrocheur, volontaire et porté vers l’avant, c’est un élément précieux. Hier, Charles n’a souffert qu’une seule fois : lorsque ses "cojones" ont amorti un ballon perdu.

Sébastien Duval. Le poste de libéro était une grande découverte pour le président, plutôt habitué aux mafias administratives et accessoirement aux joutes offensives. Une première réussie qui pourrait en appeler d’autres. Seb est celui qu’il nous fallait pour remplacer captain' Billy en défense centrale.

Julien Thomas. Sobre et efficace. Il a coupé la trajectoire de plusieurs ballons dangereux. Sa véritable place se situe dans l’axe plutôt que sur le côté gauche.

Florent Clavel. Non, Flo n’est ni Karim Benzema ni Rudi Völler. Flo, c’est un style d’attaquant en voie de disparition. Son rôle ingrat en pointe ne le décourage pas. Pressing, appels et duels sont ses activités préférées. Son abnégation aurait mérité un but. Notre Péruvien se réserve pour jeudi.

Martin B. Le sosie blanc de Bernard Mendy a fait son meilleur match de la saison. Cinq buts et deux passes décisives. Quand notre Parisien cesse de remettre en cause les choix du coach ou de simuler de fausses blessures, il se mue en leader offensif de l’IUT FC.

Paulin Aubard. Carew a livré son match référence à Bernabeu, Paulin en a fait de même sur le billard de Nazelles. À la différence du Norvégien, notre latéral droit jouera toute la saison sur le même rythme. Son apport offensif et son but ont fait de lui l’un des grands bonhommes de la soirée.

Simon Bardet. Le Landreau du pauvre n'a été que très rarement mis en danger. Tel un gardien de hand, il affectionne les arrêts au pied quand tout le monde pense qu’il sera battu. Ses deux buts encaissés constituent un nouveau record. À battre SVP !

Julien Billy. Il fut une époque où les supporters du Paris SG chantaient "Capitaine Raï, tu n’es pas de notre galaxie". Le compliment est aussi valable pour le coach. Après Réveillère, Doué-la-Fontaine a vu naître un nouveau prodige. Il sait jouer, faire jouer, défendre, passer et même marquer. Indispensable malgré quelques occasions ratées.

Christophe Darne. Il gagne en simplicité. Le cousin de Cristiano Ronaldo a prouvé que les roulettes et les dribbles n’étaient pas les seul atouts de son jeu. Non, ce jeune Ponot a même décidé de marquer. Une performance à rééditer. Son entente avec Paulin fut l’une des clés du match.

Romain Brusc. Le meilleur pour la fin. Comme son idole Marco Materazzi, il préfère faire parler l’expérience et la roublardise plutôt que la technique. Trois tirages de maillot et deux séjours sur le banc ont agrémenté une performance correcte. Le Zidane local n’a pas vu le jour. Peut-être était-il absent ?

R.B.

Les pendules à l'heure

medium_IMG_2061.JPGSi Jules César avait embrassé une carrière de footballeur au lieu de jouer à l’empereur, sûr qu’il n’aurait pas fait mieux que l’IUT FC, hier soir : 2053 ans après cet illustre ascendant, jour pour jour, les bleus ont victorieusement marché sur les terres amboisiennes pour s’octroyer une large victoire sur le Raby, 8 à 2… Carthage est à nos pieds !

Veni. Ils roulèrent longtemps… très longtemps… C’est avec près de trente kilomètres dans les pneus et presque autant de buts encaissés que les valeureux footballeurs de l’IUT FC investissaient Fort Rabin. Dans les vestiaires, certains pouvaient déjà sentir le souffle chaud de la victoire annoncée. D’autres, à l’odorat plus développé, sentaient plus encore… « Ca pue le fennec dans ce vestiaire… Bordel Romain t’as pas lavé ton maillot ?!! » Le pauvre spadassin n’avait en effet pas songé à utiliser le lavoir de sa résidence.

Vidi. Il faut bien le dire, l’arène a tout de suite dérouté les gladiateurs. Comment dire, un mélange hybride de terre, d’herbe et de crottes de lapin. « Président, on joue le Spartak Tchernobyl ? » - « Non, j’t’ai déjà dit, le Raby Amboise ! » Après analyse toxicologique, l’herbe et la terre se sont avérées saines. Les joueurs n’ont pas touché aux crottes de lapin. Ça avait l’air bio tout ça… La lumière, elle aussi, était loin d’être irradiante, mais qu’importe : les conditions étaient les mêmes pour tous. Un vrai champ de bataille. A l’attaque.

Vici. Un moral de guerrier, des jambes d’acier et des poumons d’or. Que fallait-il de plus aux joueurs de coach Billic pour gagner la bataille ? Pour marcher la tête haute dans les couloirs de l’iut ? Pour passer outre les quolibets des Monique et autres Jacques Secrétin ?

Prenables, ils sont prenables. Dès les premières minutes, Julien Billy, Martin et "Bang Bang" dit le Péruvien multiplient les assauts, sabrent la défense adverse, crochètent, dribblent et tirent. Et ça rentre : une faute de main du gardien et Martin en profite pour loger le ballon au fond des filets. 1-0 ! Historique. Pour la première fois de la saison, l’IUT FC mène ! Sur la touche, Julien Hippocrate, intronisé manager général dans les vestiaires quelques minutes avant la rencontre, exulte. La victoire est en vous : just do it.

Peu à peu, l’euphorie retombe. Raby presse fort et s’appuie sur ses gabarits pour mener la fronde. Les Bleus sont dans une phase délicate. Ils plient mais ne rompent pas. Julien Thomas est impérial, Romain Brusc, confirmant son ascension footballistique, freine l’avancée rabynienne. Quand la défense va, tout va. Les incontournables relais de milieu de terrain que sont Sébastien Duval et Paulin Aubard effectuent un match plein, sans fioritures, tout en apportant des solutions offensives intéressantes.

1-0, et bientôt 2-0 : Christophe Darne, fidèle à lui-même, a frappé. L'équipe est confiante. A l’image de Simon Bardet face à Arca : en état de grâce. 3-0, encore l’œuvre de Martin : le festival offensif continue malgré la réduction du score des gendarmes.

A la mi-temps, le discours du manager est limpide : « Continuez comme ça les gars ! ». Message reçu : le compteur défile. Incroyable. Non pas que l’équipe n’en ai pas l’habitude, mais cette fois c’est à son avantage. 4-1, 5-1, 6-1, Martin flingue et porte son total de buts à six depuis le début de la saison. Il est sans conteste l’homme du match. Un anecdotique 6-2 vient briser la monotonie que Paulin Aubard et Julien Billy, respectivement auteurs des 7e et  8e buts, s’acharnent à entretenir. Ils avaient décidé de débloquer leur compteur, bien leur en a pris.

Hier soir, sans conteste, l’IUT FC a su tourner la page d’un début de saison difficile, pour briller au firmament. Offensif, physique, déterminé, un triptyque qu’il a fait sien. Sa nouvelle politique ? Inscrire la victoire dans la durée, un peu comme César. Mais le slogan a juste été un peu trafiqué : A la vie, à la mort !

IUT FC BAT RABY AMBOISE, 8-2 (3-1)

Temps doux, terrain vague

Buts pour l'IUT FC : B. (5), Darne, Aubard, Billy.

Classement des buteurs. 1. B., 6 buts; 2. Billy, 3 buts; 3. Clavel, 2 buts; 4. Aubard, Darne, Thomas, 1 but.

26.11.2006

Le plein de confiance

medium_Tux_gendarme_francais.gifC'est une semaine chargée qui attend les Iutiens puisque, en plus de leur déplacement de ce lundi soir à Nazelles, face au Raby Amboise, ils affronteront jeudi le SFMB dans leur stade des Fontaines, à 21 heures. Ce sera l'occasion pour les joueurs de Julien Billy de refaire le plein de confiance après le début de saison qu'on leur connaît, soldé par trois revers en autant de sorties sous le maillot bleu. Si l'on sait d'ores et déjà que le déplacement du côté d'Amboise sera physique face aux gendarmes du coin (Raby n'est pas une équipe juive aux dernières nouvelles), le SFMB reste une énigme pour les dirigeants de l'IUT FC dont le budget ne permet pas encore de superviser les matches de ses adversaires. Société française des masturbateurs bègues ? Secte familiale des manieurs de ballon ? Toujours est-il qu'avec la forme actuelle de "Bang bang" Clavel et de Simon Bardet, l'IUT FC, dont l'avenir administratif est toujours en suspens, devrait pouvoir lancer son opération râchat. Et offrir enfin à son public fidèle la récompense qu'il mérite.

Le départ du bus de supporters pour Nazelles est prévu vers 19 heures sur le parking de l'IUT avant un rassemblement à 19 h 50 devant la gendarmerie d'Amboise où plusieurs motards en tenue escorteront le cortège de fans vers le stade.

Hymne à la gagne

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Vous écoutez en ce moment (pour ceux qui ont des enceintes) l'hymne officiel de l'IUT FC.
Du pur bonheur, merci Jean-Mi !
Pour les paroles, c'est très simple : "La, la... La, la, la, la, la, la, la... La, la, la, la, la, la, la... La, la, la, la, la, la, la..."
 
Et merci à tous de votre fidélité à notre site qui a battu vendredi un nouveau record de fréquentation avec 60 visiteurs uniques sur la journée !!! 

24.11.2006

"Il y a encore plus mauvais"

 

medium_Keeper.JPGJeudi noir pour les joueurs de Julien Billy sur la pelouse des Fontaines. Tout avait pourtant bien commencé… L’IUT FC était plus que jamais déterminé à remporter sa première victoire à domicile. Mais malgré l’affluence record des supporters, rien n’y a fait. Dès la quatrième minute, ils encaissent leur premier but et très vite, c’est la débâcle ! On a pourtant vu un Julien Thomas survolté, offensif et sans lunettes, qui, à aucun moment du match, n’a lâché le morceau. Mais très vite, la défense apparaît trop faible face à l’équipe d’ARCA, incontestablement trop forte.

Christophe Darne, lui aussi y a mis du cœur. Très impliqué, il manque toutefois de réussite dans les contrôles, malgré un jeu de jambe digne d’un grand Carew face au Real. Inlassablement, l’IUT FC continue à prendre des buts.

Simon Bardet, pourtant meilleur gardien depuis le début de la saison, subit de plein fouet les erreurs défensives de ses co-équipiers. Les spectateurs ont beau lui crier "attention, ca va barder", il ne parvient pas à s’imposer face aux attaquants de l’équipe adverse. Peu avant la pause, Paulin, désespéré, tente sa chance devant le but, sans résultat, malheureusement…

A la mi-temps, l’écart est déjà creusé (IUT FC 0 – ARCA 5). Charles Vigier, qui cherche comment faire renaître ses poumons avoue : "Ils sont vraiment trop forts". A la reprise, l’IUT FC continue à s’enliser dans la boue sableuse du stade des Fontaines. La défense s’écroule, destabilisée par l’absence ponctuelle d’un Julien Billy qui tente d’emmener tant bien que mal, ses joueurs vers le but. Trois buts en trois minutes, le score s’alourdit : 0-9 à la 41e minute. S’en est définitivement terminé pour l’IUT FC, qui ne pense plus qu’à une chose : sauver l’honneur. Le chrono tourne, et le compteur à but aussi… Mais à la 53e minute, coup de théâtre. Florent Clavel, qui avait bien pris soin d’enlever son bonnet péruvien, marque le petit but qui préserve l’honneur des mâles de l’IUT FC. Il devient ainsi homme du match (avec Simon Bardet) et aussi meilleur buteur du club.

La défaite est sévère certes, mais l’important est ailleurs… Enfin, il vaut mieux. Avec trois défaites en trois matches et 25 buts encaissés pour seulement 6 buts incrits, l’IUT FC conserve une très belle marge de progression. Mais d’après quelques joueurs d’ARCA, "il y a encore plus mauvais". Contre ceux là, reste à espérer qu’ils gagneront. On y croit.

 Emily.tc37

 

ARCA BAT IUT FC, 11-1 (5-0).
Temps humide, terrain gras.
14 spectateurs (nouveau record du stade des Fontaines).
But pour l'IUT FC : Florent Clavel (53e).
 
Classement des buteurs : 1. Clavel, Billy (2 buts) ; 3. Boudot, Thomas (1 but). 

 

 

 

 

23.11.2006

IUT FC - ARCA, ce soir

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L'IUT FC dispute ce soir, à 21 heures au stade des Fontaines, son troisième match de la saison. Venez nombreux !

21.11.2006

Le point sur les transferts

medium_Depart.jpgUn effectif  remanié aux deux tiers. De l’équipe qui a disputé le championnat la saison dernière ne subsistent que quatre joueurs : Raphaël Godet (actuellement blessé), Simon Bardet, Florent Clavel et Julien Billy. C’est assez maigre sur un ensemble de douze joueurs et peut expliquer l’absence d’automatismes constatée en ce début de saison.
Des départs importants. Deux secteurs de jeu ont été sinistrés par les départs à l’intersaison. La défense et l’attaque. Deux joueurs de base du système défensif de l’IUT FC ont fait leur bagages. Gildas Crozon et Pierre-Arnaud Bard formaient avec "Godemiche" une ligne expérimentée à défaut d’être totalement hermétique. Julien Billy a parfaitement su faire oublier la rigidité de ce trio magique avec des interventions tranchantes et un bel apport offensif. Les cas de Charles Vigier, Julien Thomas, Paulin Aubard et Romain Brusc posent plus de problèmes. Les prochains matches révèleront si les nouveaux venus arriveront à créer une véritable cohésion derrière. En attaque, deux joueurs font cruellement défaut. Benoit Léger et Florent Turpin étaient chargés de l’animation et de la finition. Faire oublier ces deux là est un lourd héritage qui incombe directement à Andy Barrejot, Florent Clavel, et Christophe Darne.
Des jeunes pousses enthousiasmantes. Grosse interrogation avant le début de saison, l’apport des J1 dans la nouvelle équipe. Martin, Christophe Darne et Paulin Aubard ont répondu de belle manière aux attentes des nombreux supporters iutiens. Le premier, sous ses faux airs de Jérôme Rothen, est l’homme à tout faire du milieu de terrain. Technique, dôté d’une belle vision du jeu et d’un gros volume physique, il s’est déjà rendu quasi-indispensable à l’équilibre de l’équipe. Christophe Darne est lui un réel espoir dans le rôle de piston côté droit. Il manque encore un petit déclic pour qu'il impose son empreinte sur le jeu… peut-être un but. Paulin Aubard, enfin, allie la sobriété à l’efficacité sur le côté droit de la défense. Une fois qu’une communication efficace sera mise en place derrière, on verra sans aucun doute le vrai Paulin.
Le temps des "come backs". L’histoire de cette équipe, c’est avant tout celles des joueurs qui l’ont bâti. Ces pionniers, dont les carrières sur les terrains d’Indre-et-Loire prennent fin les unes après les autres. On aurait pu croire, avec les départs de PAB et Gildas, qu’une époque était définitivement révolue. C’était sans compter sur Sébastien Duval et Andy Barrejot, tous deux revenus d’une saison de l’autre côté de la Manche. Le retour de Sébastien Duval est doublement utile. Pouvant évoluer au milieu de terrain ou en attaque, le président est également apte à jouer dans les cages comme ce fut le cas, sans grande réussite malheureusement, contre ATER (2-8). Disposer de deux gardiens dans un effectif de douze joueurs est un luxe que peu d’équipes peuvent se payer ! Andy Barrejot, lui, se fait encore attendre. Prometteur lors des premiers entraînements, l’attaquant est indisponible jusqu’en janvier. Il va beaucoup manquer aux "Bleus" durant les deux prochains mois où le calendrier sera absolument démentiel.
Les coups manqués. Un mercato, c’est un mélange de coups de maître, de coups dans l’eau. Deux éléments auraient pu bonifier les feuilles de matchs des "Bleus". Benoît Gilles, milieu récupérateur de l’équipe dissidente la saison passée, a décidé de quitter sèchement ses partenaires pour rejoindre le NR FC. Ce qui n'est pas sans rappeler la trajectoire de Romain "papa" Delville. L’absence de certitudes sur l’avenir de l’équipe pendant l’avant-saison a semble-t-il motivé leur choix. Regrettable … Julien Hippocrate aurait pu également apporter toute son explosivité sur les ailes. Ce dernier a préféré mettre un terme à sa carrière, jonchée par de multiples blessures. Un carcan dont il n’a jamais pu se sortir.
Le retour de l’union sacrée. La principale recrue de l’IUT s’appelle … l’unité ! L’an dernier, plusieurs joueurs en mal de temps de jeu avaient décidé de fonder leur propre équipe. Julien Billy et Florent Clavel évoluaient même au sein des deux formations. Les nombreux départs de l’été ont permis aux deux équipes de se rassembler. Et la magie opère à plein. Une ambiance unique, une grosse solidarité. Et si c’était ça l’arme fatale de l’IUT FC ?

C.V.

18.11.2006

"Je joue avec des moufles"

medium_Simon.2.jpgVeste low-cost achetée chez Fabio Lucci. Jean délavé, troué, ample. Par-dessous, un tee-shirt moulant, fashion, genre RG 512. Attablé en plein centre du café, à quelques mètres de la place Plumereau, Simon Bardet allume et grille une deuxième clope pour accompagner sa bière. Cigarette, binouse… On a du mal à y croire, mais ce gars-là est le gardien de l’IUT FC. Belle gueule à l’appétit carnassier, Il endosse les espoirs d’un renouveau de l’IUT FC. Rencontre.

Dans les couloirs de l’Université de Tours, on ne parle que de toi. Ton arrivée dans les cages de l’IUT FC. Forcément, avant ton baptême de l’air face aux bourrins cheminots de Saint-Pierre-des-Corps, tu avais la pression…    

C’est sûr. Je devais faire un gros match. Et c’est ce que j’ai fait. C’était presque un match parfait. Six buts encaissés, c’est plutôt bien. J’ai sorti quelques balles, pas comme Sébastien Duval lors de la première rencontre. Le truc, c’est que l’équipe s’est beaucoup trop reposée sur ma présence. Je les entendais dire : "Les gars, rien ne sert de défendre, il y a Simon Bardet." Ils comptaient beaucoup sur moi.  Et puis, il y avait des supporters qui ont fait le déplacement rien que pour me voir jouer. Cela fait chaud au cœur.

Dans les tribunes, on a même pu apercevoir des banderoles "Simon, on t’aime". Cela t’a motivé encore plus ?    

Oui forcément, cela fait plaisir. Et puis ça change par rapport à avant. Quand j’ai commencé dans un petit club, je recevais des « Simon enculé ». J’ai même reçu un portable sur le crâne. C’est d’ailleurs le téléphone que j’utilise désormais. C’est un Ericsson. Le public me sautait dessus. Mon surnom, c’était Lionel Letizi. Depuis, je me suis forgé un caractère de guerrier.

On ne devient pas gardien par hasard (sauf Duval). Qui est ta muse ?    

Il y en a plusieurs. Bernard Lama d’abord. Lionel Charbonnier ensuite.

Ton entourage a longtemps laissé planer le doute sur ton éventuelle signature dans un autre club. Qu’est ce qui t’a fait hésiter à rejoindre l’IUT FC ?    

Aucun doute, c’est le prix de la licence. 50 €, c’est hors de prix. Surtout que le président est un voleur. Il a bien niqué ses joueurs en leur faisant miroiter des soirées à Rouziers, l’achat de matériel… Et puis, ce n’est pas rassurant quand on sait que le président est connu dans les milieux mafieux.

Lors de ton premier match, quel joueur t’a impressionné ?  

Charles Vigier. Physiquement, c’est un monstre. Il est largement au-dessus du lot. Pour son premier ballon, il a frappé… en touche. C’est rassurant.

Pour l’instant, l’IUT FC, c’est 2 matches, 2 défaites, et 14 buts encaissés. On annonce le départ du président…

Non, rien n'est fait. Môssieur le président est juste sur la sellette. Mais, c’est vrai, d’autres noms circulent, comme Bernard Tapie ou Laurent Perpère.

Tu joues avec des gants en laine. Pourquoi ?

Car on arrive en hiver et il fait froid. Et pour le président, c’est trop cher d’acheter de vrais gants. Il m’a donc prêté les moufles à sa grand-mère.

Et ce short de pêcheur que tu portes ?    

C’est encore la faute au président. Il veut que je porte une tenue originale. Il prévoit même pour le prochain match de jouer avec des bottes en caoutchouc.  

Propos recueillis par R. G.

16.11.2006

Logo go go

medium_charles.jpgVoici en exclusivité le nouveau logo de l'IUT FC.

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